Jean Pierre Ceton
romans

LE BLOG DATE : notes des jours, chaque jour, parfois ou presque...

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m'écrire

11 janvier 2020

Je n’ai pas du tout envie de participer au monde de « la catastrophe permanente ». Ni d’en être un propagandiste ! Ce qui pourtant semble plaire à tant de gens. Quand ce n’est pas la condition de la publication et du succès en librairie. Je n’ai pas l’intention de m’y mettre. Qu’on ne compte pas sur moi pour m’y mettre !
Beaucoup de livres sont écrits contre leur temp, notamment ceux faisant l’apologie d'une (belle) époque antérieure, sans numérique ni machine, rêvant d’y revenir, ce qui est pourtant illusoire… Tout comme le serait une remise en état de la planète à l’ère préindustrielle que les survivals défendent. Pure folie par exemple d’imaginer de reconstituer les marais assainis un peu partout sur le globe !
Beaucoup d’auteur.es enfoncent les lecteurs dociles dans leurs convictions de repli. Dans leurs tendances régressives, car c’est ce qu’ils aimentPar un développement du mauvais esprit, de la contridute systématique. Un ressassement sur la violence de l’époque, jugée terrible. Par un recours à un récit d’infox développé comme vrai… Résultat : décor de catastrophe permanente comme si le réchauffement climatique ne suffisait pas.



8 janvier 2020

Je suis surpris par le texte de Duras extrait de l’entretien au journal Le Matin du 4 juin 1986 (« Maintenant on pourrait presque annoncer aux enfants comment la planète va mourir, non pas comme une probabilité, mais comme l’histoire d’un futur... »). Un texte que je trouve très beau et très fort, qui va dans le sens du concept durassien  de « la perte du monde », mais dont l’urgence cependant me surprend. Il est qualifié sur les réseaux de visionnaire, prophétique ou anticipateur, en effet il ’’matche" avec l’actualité australienne : « On leur dirait... qu’il y avait des sortes d’ incendies qu’on ne pouvait plus arrêter du tout ».
Son intensité dramatique qui m’apparait à force de le voir tourner sur Facebook, me pousse à chercher si dans l’actualité un événement aurait pu l'expliquer.
Eh oui en fait
on est dans le mois qui suit l’explosion du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986, et de l’arrivée du nuage radioactif sur la France, le 29 avril, l’incendie du réacteur n’étant maîtrisé que le 6 mai, cinq agents de l’usine de retraitement de la Hague étant irradiés le 24 mai, à la même date la presse révélant qu’un accident nucléaire majeur aurait été évité de justesse à la centrale de Bugey…
Sans rien retirer à la lucidité du texte, je
le préfère relié dans son contexte à cet événement, je le sens mieux ainsi !


7 janvier 2020

Les Editions Gallimard font preuve de « courage courageux », dit sérieusement de « non-courage  sans courage», en retirant de la vente le journal de Maztneff qu’elles ont publiées depuis 30 ans… Pas de quoi se réjouir que soudain cet homme soit massacré de partout après avoir été adulé partout … Noter que le/la bénéficiaire de cette affaire pourrait bien être la victime dont le livre semble se vendre comme des petits pains bénits pour l’éditrice qu’est l’auteure.


6 janvier 2020

''L’écrivain écrit beaucoup et couche sur le papier ses conquêtes et aventures sexuelles'' dit la presse. Je n’ai jamais lu Matzneff, à part feuilleter quelques-uns de ses livres. Je connaissais quelqu’un qui avait une relation avec lui, elle devait avoir 17/18 ans, peut-être 16 mais pas moins, elle paraissait fière et même heureuse de cette relation alors qu’elle savait n’être qu’une conquête parmi d’autres.
J
e ne savais pas que cet homme avait des relations sexuelles avec des enfants, de 8 à 12 dit-on aujourd’hui, ce que je désapprouve. J’ignorais ses pratiques de sodomisation de ces enfants que je désapprouve.
Ce que je
n’approuve pas de sa littérature c’est le fait de raconter des choses vécues vraies.
La littérature
ça n’est pas raconter ses aventures. Ce n’est pas ‘’coucher’’ sur le papier ses aventures sexuelles. Autant c’est insupportable qu’il nous les donne à lire, autant ce pourrait être de la littérature que de les avoir fantasmées, à la manière de Sade, de les avoir inventées, même en s’inspirant de faits parfois réels. La littérature c’est de l’écriture pas du reportage.


4 janvier 2020

L’Australie s’enflamme et suffoque, titrent les journaux. S’y déroule tout de même ce weekend le tournoi international ’’ATP Cup’’ de tennis à Brisbane, Perth et Sydney.
Sur place le 1
er ministre vient de rappeler 3000 militaires de réserve pour lutter contre les incendies. Ést-ce au niveau, on se demande ?
Et pourquoi n’y a t-il pas une mobilisation internationale des armées mondiales qui en temp normal n’ont rien d’autres à faire qu’attendre
la guerre ?

Pourquoi la conduite autonome, en particulier des camions de livraisons longue distance, se développe aux USA ? Eh bien parce que les camions y font encore 4 000 morts et 10 000 blessés chaque année, la plupart du fait des conducteurs…


3 janvier 2020

Les hommes sont fous. Alors que le secrétaire général de l’ONU adjure les Etats de ne plus financer les énergies fossiles, deux projets de gazoducs voient le jour, l’un en mer du nord, de la Russie vers l’Allemagne, et l’autre en méditerranée entre Israël et la Grèce. Les hommes politiques sont insensés. Voici que le chef de Turquie veut envoyer des soldats en Libye comme s’ils n’y avait pas déjà trop de combattants ! Les Émirats unis envoient des drones pour bombarder, comme s’il n’y avait pas assez de bombardements. Ce ne sont qu’exemples de l’inconscience de ses chefs masculins en train de semer des guerres en Afrique qui se relève à peine de centaines d’années de conflits divers...


1er janvier 2020

On dirait cette année que les fameux vœux (voeus) sont devenus ringards, déjà parce que 2020 c’est plus qu’une nouvelle année mais le début d’une décennie et surtout parce qu’on se rend compte que c’est juste une affaire de calendrier… Et aussi parce que ce n’est pas l’année qui compte mais la vie de chaque jour... Il y a peu encore des millions de SMS étaient envoyés aux alentours de minuit passé, bloquant plus ou moins le système. Hier très peu. Vaguement des « Bonne année », comme on dit Bonjour, sachant que de toute façon ça n’y changera rien… Y a qu’à dire : Bonne et belle vie toujours, tous les jours !

Paris surprenante : hier du mobilier urbain saccagé, avant-hier des manifestations haineuses, et puis le 31/12 des centaines d e milliers de gens sur les Champs-Elysées qui ont l’air heureux !


28 décembre 2019

Et pendant que les Français font joujou (joue, joue!) sur la retraite à points ou à trimestres, de toute façon par répartition, entre le 12 et le 25 décembre, une offensive terrestre et des bombardements du régime syrien et de la Russie dans la province d'Idleb (nord- ouest de la Syrie), toujours contrôlée par des jihadistes, ont provoqué le déplacement de plus de 235 000 civils syriens (ONU) et la mort d'environ 80 civils (OSDH).


27 décembre 2019

Je n’étais pas un proche de Claude Régy à qui m’avait présenté Yves-Noël Genod. Je ne l’ai connu qu’entre l’hiver 1985 et le printemps 1986. pas avant et ensuite très peu. Cependant j’ai eu avec lui une relation très forte de confiance et de sincérité pendant les mois de répétitions et de représentations sous sa direction du « Parc » de Botho Strauss au théâtre de Chaillot. C’était avec Bulle Ogier et toute une équipe de comédien.nes merveilleu.ses dont Axel Bogousslavksy , et toute une équipe d’assistants dont Alain Neddam. Et d’autres dont j’ai un peu oublié les noms. Sauf que je me souviens d’avoir passé avec eux une des périodes les plus extraordinaires de mon existence, la vie en commun au moins 12 heurs par jour comme je ne l’avais jamais supporté dans aucun groupe. C’était tous des gens de qualité, le chef en la matière étant ‘’Claude’’.
Je me so
uviens de l’énorme bouquet de roses rouges qu’il nous a envoyé le soir de la première « avec beaucoup d’amour ». Je me rappelle comment dans une séquence il me poussait avec patience à crier hors de toute mesure, un cri que je ne parvenais pas à expulser moi l’écrivain engagé acteur. Ou me rappelle quand pour une scène qu’il n’aimait pas il m’avait invité à essayer quelque chose, à peine je l’avais fait en un mouvement sur le plateau, il m’avait arrêté « Non là tu fais du théâtre ! »
Et
puis il y a eu l’épisode de la lettre d’Antoine Vitez le lendemain de la première du « Parc » qui avouait son incompréhension du spectacle. Sans les opposer j’ai pensé ce jour-là et le pense toujours que c’était Régy qui avait raison et pas Vitez sur le fond du théâtre.
I
l y a peu, sans doute 10 ans, je croise Claude Régy, lui dis que je suis heureux de le voir, que c’est formidable qu’il continue ses mises en scène sans la moindre envie de retraite ou quoi encore ? Oui, m’avait-il répondu dans un sourire transformé en rire, oui mais il faut y aller quand même !


24 décembre 2019

A l'affirmation d'Aurélien Barrau : «  Remettre à plat toute cette axiologie suicidaire et prédatrice qui nervure l’occident techno-capitaliste », j'oppose qu'il faut en grande urgence résister à l’idéologie "daeshienne" mondiale de pulsion de mort et de destruction des libérations qui nous envahit...


22 décembre 2019

Les chroniqueurs ne pourront pas ressasser que Macron envoie un signe à l’électorat de droite en affirmant que le "colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République";

Le renoncement du président Macron à sa future retraite régie par la loi ultra généreuse de 1955 pour s'inscrire dans le nouveau régime universel par points devrait inciter les trois anciens présidents à y renoncer également, autant qu’aux avantages excessifs dont ils bénéficient à vie.


19 décembre 2019

Mardi 17 décembre 2019, c'était le pire jour pour tenir une dédicace en librairie, avec la grève des transports et une grosse manifestation dans Paris. La veille plusieurs m’avaient prévenus ne pas être sûr.es de pouvoir se déplacer. Et le soir même dès 19h des sms se succédaient pour m’annoncer que ne viendraient pas, qui était bloqués à Nation ou à Montreuil ou dans le 18e etc. J’ai donc parlé devant et à un petit public cependant d’excellence, attentif et participant, pour présenter les deux livres que je viens de publier chez Books on Demand et expliquer pourquoi je les publiais en même temps…

13 décembre 2019

Probablement une des dernières grèves du métro si l’on considère que progressivement les lignes seront automatisées et donc fonctionneront les jours de gréve comme la 1 ou la 14 à Paris intra-muros.

"Faire commencement", dit Cynthia Fleury

12 décembre 2019

« On ne lâche rien, on ira jusqu’au bout », tel est le slogan international de toutes les luttes ou revendications, souvent hélas contre toute réalité quand les pouvoirs y répondent de la même façon... Sans doute en référence aux chiens qui eux ne démordent jamais une fois qu’ils ont mordu…

Impression de retour à une mode ancienne, manifestations, blocages… On préférerait un mode de négociation qui ferait que les parties prenantes auraient pour obligation de trouver une solution commune…


Grâce à une technologie d’intelligence artificielle, Google a modifié son algorithme de recherche, il serait désormais capable de mieux comprendre « l’intention derrière une requête ». J'en suis médusé moi qui tous les jours essaie de comprendre ce que veulent vraiment dire les gens. Car les intentions sont souvent cachées.


8 décembre 2019

Visualiser le bon vieu temp où rien n’était automatisé et où on ne pouvait plus téléphoner quand les « demoiselles du téléphone » se mettaient en grève.

XR, Extension rébellion a participé à la manif du 5 décembre en mettant hors service des trottinettes électriques qualifiées de briseuses de grève...

Les gréves anti réformes des retraites donnent une idée « avant gout » de ce que pourrait être l’effondrement. Quand plus rien ne marche, quand tout est bloqué...


4 décembre 2019

Autant j’adhère à fond aux solutions de l’ONU pour ralentir le réchauffement climatique (lire ci-dessous), autant je désapprouve ce concept de guerre contre la nature : « Depuis des décennies, l'espèce humaine est en guerre contre la planète et la planète rend coup pour coup », sans doute un élément de langage développé par un staff de l'ONU...
Tout autant je regrette l’accumulation des alertes anxiogènes distillées avant la COP 25…
Par exemple : «  Même s'il est difficile d'attribuer une catastrophe spécifique au dérèglement climatique, lit-on dans La Tribune, la multiplication déjà en cours des phénomènes extrêmes reflète les prévisions des scientifiques, et l'avenir sera encore plus sombre. » Titre de L’Obs : « La planète dévastée, et ce n'est que le début ». Le Monde : « Les inondations, ouragans ou encore incendies se multiplient partout dans le monde »...
Noter une quantité de chiffres fournis à l’occasion de la COP 25, avec une précision élevée.
Confusion possible entre les émissions ( +1,5 % par an ces dix dernières années et 55,3 gigatonnes de CO2 en 2018)  et les concentrations de gaz à effet de serre qui ont atteint un nouveau record en 2018 à 407,8 ppm, soit 147% de plus que le niveau préindustriel de 1750.
La dernière fois que la Terre a connu ce taux de 400 et quelques ppm, c’était il y a 2 ou 3 millions d’années, la température de la Terre était de 2 à 3 degrés de plus et le niveau des mers de 1,20 à 2 mètres de plus qu’actuellement...


2 décembre 2019

J’aime bien, et l’aimerait plus, cet homme Charles de Foucauld (1858 – 1916) qui, en 1905, choisit de s'installer dans une cabane de pierre à Tamanrasset, dans le massif du Hoggar (Algérie), s’il n’avait eu l’idée fixe de convertir à sa religion les bédouins du Sahara.

Voici ce qu’il faut faire pour réduire les émissions de GES selon le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterre : « Donner un prix au carbone, arrêter les subventions aux énergies fossiles, cesser de construire des centrales à charbon dès 2020, passer d’une taxation des revenus à une taxation du carbone ». Pour une fois c'est clair et facilement réalisable!


1er décembre 2019

Je ne suis pas « un grand défenseur de l’écriture inclusive », déclare la belle philosophe Cynthia Fleury, pas davantage de la visibilité féminine. Ce qu’elle justifie en expliquant qu’elle n’a pas été éduquée comme ça. Mais personne, sauf les tout jeunes ! C’est une novation à quoi on peut adhérer ou non… Par ailleurs Cynthia Fleury explique sa propension à écrire toujours le même livre autant qu’à s’investir dans des quantités d‘actions, -elle vient de créer une chaire de philo médecine à Bamako. Propension, qui viendrait de sa « conscience tout à fait banale » de ce qu’elle n’est pas un(e) génie !


30 novembre 2019

« Vendredi fou » à Québec où on a traduit de façon heureuse le fameu « black friday », occultant la polémique en France qui a dû faire finalement plus de publicité pour cet événement commercial qu’il n’en méritait.

« Transports Roses », un projet pilote de minibus employant uniquement des afghanes pour en transporter d'autres avec leurs enfants à travers Kabul


29 novembre 2019

Retour -effet retour ou processus retour ? des effondristes au statut de petit paysan du début du 20e siècle ? Permaculture, autosuffisance, se nourrir de ce qu’on produit, sauf qu’ils sont végétariens et ne se nourrissent pas de cochons.
Il parait que les effondristes, mot pourtant bien français (de effondrement) préfèrent le mot anglais collapsologues, collapse signifiant effondrement !


23 novembre 2019

A Paris, il y a de moins en moins de moineaux mais de plus en plus de corbeaux qui ne s’y trouvaient pas dans les années 1970, à noter qu’ils semblent de plus en plus gros…

Des noms de rues de femmes qui portaient seulement leur nom sont ajoutés leur prénom qui rend ainsi visible leur féminitude.

En Guinée-Bissau, seules 10 % des routes sont bitumées… Les étudiants repartent de l’université par un chemin de terre... Doit on s’en réjouir pour eux ou les plaindre de n’être pas bitumés à 100 % comme ici en Europe où l’on se plaint de trop d’imperméabilisation des sols?




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